Në këtë blog ju do të gjeni ato që unë ndjej e kam dëshirë. Gëzimet dhe brengat, ditët e mia të trishtuara e ato plot hare, mbresa e shënime të ndryshme për njerëz, libra, poezi, kengë, vende, ngjyra, parfume, filma, aktorë, pktorë ... Shkurt, gjithëçka që dua në këtë botë ! ...
( Photo - Simbad )
Sept nuits à St. Julian's ...
5 * * *
Une autre question !... Comment tu expliques, Nirvana, mon comportement, mon attitude, mes gestes, mes actions, les choses que j'ai faites pendant ces années qui sont passées à propos de mon insistance à ne pas te perdre, à ne pas interrompre définitivement le contact avec toi ? Un défaut ? Question d'un éternel rêveur ? D'une personne, qui vit avec le passé ? Une obsession ?... Folie ! Ou tu as pensé le contraire : quelle énergie, quelle force, quel homme décidé, quel singularité de caractère et de sentiment représente l’âme de Simbad ?!…
En ce qui me concerne, l'unique motivation pour ce que j'ai fait a été inspirée de l'idée de ne pas avoir accompli quelque chose que je devais faire à tout prix. D'avoir perdu une personne très chère. De n’avoir jamais eu la possibilité de mettre, devant moi réellement, Nirvana Perri - la chère et douce fille de mes lettres, de mes rêves et, Nirvana Murg - la femme d'aujourd'hui, une créature lointaine et méconnue. ( Peut-être même "mystérieuse", du fait que tu as refusé et toujours nié, catégoriquement et sévèrement, chaque tentative de ma part pour entamer un simple et modeste contact ). C'est-à-dire te voir et t’affronter, dans le passé et dans le présent.
Tu sais ?... La vérité consiste à ce qu’en moi, peut-être, il y a eu un sentiment de culpabilité. Un tel sentiment comme si je t'avais trahi. Ne pas avoir tenu la parole donnée. Et, ensuite, sûrement, il y a eu aussi d’autres choses : cette spécificité de ma personnalité, quelques fois romantique et poétique. Quelques fois avec le profil d'un écrivain lequel, dans les histoires de sa vie, lit un roman. Et, ensuite, cette idée fixe qui était implantée en moi, c'est-à-dire de ne pas te perdre de vue pour toujours. De se rappeler, de temps en temps, d'une chère personne, laquelle en autres circonstances, peut-être, aurait pu être la compagne de ma vie. Et ensuite, et ensuite... Et ensuite, la pensée que, dans cette vie, courte et plein d'injustice, nous sommes tous des passagers et il n'y a toujours le temps pour réparer nos péchés et, si nous voulons faire quelque chose, nous devrions le faire maintenant, sans hésitations et d’une manière très généreuse et gentille.
Et toi, qu'est ce que tu penses ?...
Ce sont des idées humaines, positives, normales, ou non ?...
* * *
Enfin, qu'est-ce que je te demande ?!...
Rien !
Mais, de toute façon, avec ce "rien", j'aimerais te dire quelque chose. Je voudrais que tu connaisses mes pensées sur Notre Histoire, avoir plus de respect et d’estime pour elle. Je voudrais que tu gardes aussi une bonne impression sur toi et moi, en ce qui concerne cette histoire. Donc, garder un souvenir qui t'inspirera le respect et le bon comportement. Et aussi, comprendre ce qui s’était passé avec moi dans le passé et ce qui se passe dans le présent. Etre plus profonde et plus consciente de cette relation. Avoir une vision plus large sur la "conception du monde". Penser et agir, en tant que femme, libre et civilisée. Sensible et généreuse. Moins indifférente et agressive. Voir encore une fois ta position face à ce puritanisme catholique qui, à Malte, est beaucoup présent. Voilà, ce que je te demande ! Si tu ne peux pas, excuse-moi pour ce dérangement. Tu es libre de continuer à vivre dans ton petit monde et, si tu peux avoir une petite pensée pour moi, je te serais reconnaissant ...
Pourquoi je t'écris cette très longue "lettre" ?... Pourquoi je t'envoie mon livre ?... Certes, il y a une raison. Cependant, sache que je ne t'ai pas écrit pour toucher ton âme, pour réveiller ta pitié. Même pas pour que tu me répondes (peut-être as-tu même oublié d’écrire). Je t'écris pour te dire que cette histoire n'est pas inventée, mais qu’elle est vraie. Qu’à propos de notre relation il ne s'agit pas d'un hasard, de quelque chose qui appartienne au passé, comme tu m'avais dit au téléphone. Elle n'appartient pas au passé parce que : "j'avais envoyé une lettre à ton oncle philatéliste à Valeta" et, ensuite toi, tu as eu mon adresse par lui. Tu m'as écrit et comme ça nous avons échangé quelques lettres et " c'est tout… rien de spécial… ça c'était tout ! "
Donc, un jeu.
Un caprice de jeunesse.
Rien de plus !...
Je t'écris cette lettre pour te dire qu'il ne s'agit pas ni de Causalité, ni d'Infidélité, mais d'Impossibilité ! Je t'écris pour te dire que j'existe, que je suis vivant, que je suis là. Que tu as été une personne très chère pour moi ! Et les chers sentiments et souvenirs ne peuvent pas être oubliés. Maintenant, je sais qu’après la lecture de cette lettre, tu jetteras tout ce que je t'envoie dans une poubelle. Que pour toi, ce que je raconte n'a aucune importance car ça n'existe pas. Cependant, tu dois savoir que dans ce pauvre et absurde monde, chaque jour il y a des histoires comme les nôtres qui parfois finissent avec un Happy End et, parfois hélas, finissent tristement et pire encore, tragiquement:
Pour chacun d’eux on peut écrire un roman, non ?!
FIN
Bordeaux - novembre 2004