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 Apartament-me-qera-Vlore.jpg
15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 09:49
 ( Photo - Simbad ) 

 
               Sept nuits à St. Julian's

 

                              ( Histoire vécue - écrit par Simbad  Detari )

  ... Le soleil était en train de se coucher en peignant en rouge l'horizon et, la surface plate de l'île reflétait une couleur entre l'argent et le cuivre. Et, pendant que l'avion atterrissait sur Malte, en faisant au-dessus de la mer une forte courbe pour rejoindre l'aéroport de Luqa, j'ai senti mon cœur battre très fort. Mon Dieu ! J'étais vraiment, finalement, à Malte ? Sur cette île que j'avais rêvé de visiter, pendant toute ma vie ?... C'était celle-ci l'île, le pays de Nirvana, la fille de mon premier amour ? Habitait-elle là ? Y avait-elle sa maison ? Est-ce de là qu’elle m'écrivait et m'envoyait ses lettres qui avaient fait la joie de ma jeunesse déjà passée ? C'était cela l'île qui m'avait fasciné pour des années et des années, comme s'il s’agissait de la 'Terre Promise' ? 

J'étais parti de Paris deux heures avant et voilà, j'étais en train de mettre pied sur Malte. L'avion avait atterri doucement lorsque que j'étais prêt à sortir, descendant de l'escalier, sur mon visage j'ai senti une vague d'air chaud. C'était l’automne, mais l'été était encore là avec sa chaleur de mer méditerranée cependant que, sur la capitale française il pleuvait, en ayant froid, je portais encore sur mes épaules mon "blouson rouge ".À la sortie de l'aéroport m'attendait Alfred, un ami maltais que j'avais connu par internet, justement à cause de mon attachement à cette île. Après nous être salués et embrassés, je suis monté dans sa voiture et ensuite, nous sommes partis pour rejoindre St. Julians's, là où se trouvait mon auberge. Entre temps, je regardais curieusement à gauche et à droite de la route. Devant moi passaient des petites collines, des maisons, des figues d'Inde, des gens qui marchaient et des panneaux écrits dans une langue que je ne connaissais pas. Et, ensuite, la mer : une mer bleue, trop bleue ...
- C'est Malte ? C'est vrai que je me trouve à Malte ? - j'ai demandé à Alfred en sautant comme un enfant joyeux, et lui, en souriant, m'a regardé avec un air de surprise.
- Oui !... C'est Malte ! - répondit-il. 

... J'étais parti de France avec deux "objectifs" : découvrir Malte, l'île de mes rêves et de mes souvenirs de jeunesse et, s'il était possible, te rencontrer, toi, Nirvana. Te rencontrer, vingt cinq ans après une longue amitié née d'une intense correspondance, sans t'avoir jamais ni vue, ni rencontrée. Donc, je venais sur cette île pour te chercher. Je dis pour te chercher, parce que je connaissais déjà ta "décision" de tout rompre. Rompre cette amitié qui nous a tenue liés pendant à peu près dix ans. Dix ans de notre jeunesse, peut-être la plus belle période de ma vie. Mais, entre temps, j'étais aussi préparé pour le pire : c'est à dire ne te pas rencontrer. Mais je ne voulais pas accepter cette idée. Je disais en moi-même : On ne sait jamais !...
Car, je n'avais aucune adresse de toi. Je savais seulement que peut-être tu habitais dans la ville de San-Swann. J'avais reçu pour la dernière fois, il y avait déjà dix ans, un seul courrier de toi ( en réponse de plusieurs miennes ou je cherchais à continuer de t'écrire comme avant ) où tu me répondais que mon idée n'était pas bonne car, déjà tu étais mariée, et nous n'étions plus jeunes, comme avant. 

J'avais observé que le timbre de l'enveloppe, qui portait ton courrier, avait le cachet de cette ville, San-Gwan. Mais, hélas, l'enveloppe derrière n'avait aucune adresse d'expéditeur. J'ai compris que tu ne voulais la mettre pour garder ton anonymat. C'était tout. Entre temps, pour m’assurer dans mes recherches déjà prévues en cas de défaite, j'avais pris les deux anciennes adresses, c'est-à-dire celle de la maison de Sliema où tu habitais quand tu étais jeune et, l'autre où tu avais habitée déjà mariée, il y avait des années, dans la ville de Msida.
Mais comment commencer mes recherches, et où ? Comment trouver une femme portant ton nom de mariage "Murg", alors que dans cette île il y a presque un millier de personnes qui portaient le même nom ? C'était vraiment, une Mission impossible ! Malgré ça, même si je me sentais profondément déchiré entre l'optimisme et le pessimisme, je me consolais : peut-être aurais-je de la chance ; ou bien je serais aidé par ma profession en tant que journaliste. Je ne savais pas pourquoi, mais parfois je me sentais si convaincu d'avoir cette capacité de chercher, de te trouver, de réussir dans cette entreprise ... 

... Et, pendant que la voiture parcourait la côte, je vivais entre ces pensées et la beauté de la côte. Enfin, pour me débarrasser de ces mauvaises idées, j'ai affûté mon regard en contemplant la mer ! Il y avait deux mois, j'étais dans un autre pays qui se trouve au bord de la même mer. À Vlora, ma ville natale. Après dix jours de congés en Italie, j'avais débarqué dans mon pays, en Albanie. 

Un jour, étant seul à la maison, j'avais ouvert la vieille armoire où, depuis plusieurs années, je conservais précieusement mes "archives". Là étaient cachés tous mes souvenirs de jeunesse. Parmi toutes tes lettres reçues depuis vingt cinq ans. Tes lettres que j’avais liées avec une longue corde de soie rouge. Déjà jaunies par le temps. Tes lettres qui portaient à l'intérieur, tant de beaux sentiments de jeunesse. J'en ai ouvert certaines parmi elles et j'ai lu tes mots: 


Sliema, le 2 janvier 1974

Mon chéri,

Je suis dans mon bureau et je pense à toi. Cela je le fais très souvent parce que je suis contente que d’avoir un ami si bon et si gentil qui pense à moi, même si nous sommes si loin. ( ... ) La nuit du réveillon, je suis allée avec mes amies dans un restaurant de Sliema. A minuit, quand la montre et arrivé à 24 heurs, j'ai pensé beaucoup à toi, Simbad. Puis, nous avons fait promenade au long de la mer. La mer était tranquille et illuminée par les rayons de la lune. En contemplant cette merveilleuse scène, j'ai pensé à toi : Qu'est-ce que fait Simbad en ce moment  ? Pense-t-il à moi ? Qui sait ?... Je n’oublierai jamais cette nuit parce que, même si tu n'étais pas là, je te sentais près de moi, nous promenant ensemble. Et, là, au bord de la mer, j'ai pensé à t'envoyer quelques messages d'amour et d'affection avec les vagues de la mer. Je me sentais très contente d'avoir cette amitié avec toi. Dommage que ce ne soit possible de passer cette belle nuit ensemble ! Mais je me suis dit qu'elle devait être Possible ! (… )

Je t'embrasse !

Ta Nirvana 

Sliema, le 25 mars 1974

Mon chéri,
Aujourd'hui j'ai reçu ta lettre que j’attendais depuis plusieurs jours. Tu peux imaginer ma joie, mon bonheur quand j'ai vu l'enveloppe sur la commode ! Lorsque je suis arriveé à la maison, maman ne m'a dit rien et lorsque j'ai descendu l'escalier en tenant ta lettre dans ma main, elle m'attendait en bas et me disait : J'étais sûre que tu serais contente de cette lettre ! ( ... ) Simbad, c'est vrai que je me sens seule ... Seule dans cette île, lointaine de tous. Alors, c'est un grand bonheur pour moi que tu sois là, que tu sois avec moi, dans mon cœur, même si cette grande mer nous tient si loin l’un de l’autre ( … )

Toujours, ta Nirvana ! 

Sliema, le 22 février 1975 

Mon chéri,
(...) Aujourd'hui j'ai reçu la photo que tu as prise sur la neige. Quelle chose merveilleuse, la neige ! Elle ne tombe ici jamais... Cette photo je la garde toujours avec moi, parce que tu es mon ami idéal. Avec ton amitié je me sens plus forte, plus sûre, Simbad ! Si tu pouvais venir à Malte, ce serait un grand événement pour ma vie et je suis sûre que je ne l'oublierais jamais. (…) Avec tant d'affection, toujours tienne,

Nirvana 

Sliema, le 27 avril 1976 

Mon cher Simbad,
Mon très chéri, chéri,(...) Vraiment tu es plus qu'un ami. Merci Simbad ! Je me sens "lucky", chanceuse de t'avoir rencontré. Ma vie, serait sûrement différent, sans ton amitié merveilleuse. (...) Tu sais ?... Mon amie Rosalina, partira en vacances en Grèce et moi, je lui ai dit de t'envoyer des bisous pleins d'affection, de beaux saluts et de doux souhaits sincères pour toi et à toute la famille Detari que maintenant, je connais très bien. (…) Comme toujours,
Ta Nirvana!
 

... Mais cela était le passé lointain. Depuis ta dernière lettre 25 ans s’étaient écoulés et, dans nos vies étaient passés tant d’événements. Tout était complètement changé. Nos vies et nos regards sur elle. Cependant, pour moi, quelque chose était resté pour toujours. La tendresse d'un souvenir. Sa nostalgie et sa douleur. Et bien sur, dans le même temps, le profond regret d'avoir perdu quelque chose très cher et précieux. Quelque chose que j'avais perdu pour toujours, mais non à cause d’une faute.

 

                                                     *** 

... Le lendemain matin, après une nuit presque blanche, j'ai commencé les recherches. J'ai pris l'autobus (ces bus typiques maltais que je connaissais déjà par les cartes postales que tu m'envoyais de temps en temps) et je me suis arrêté à Sliema, ta ville natale. Je regardais la côte et la mer bleue, très bleue et je pensais : Voilà, ici venait pour se baigner Nirvana. Là elle se promenait avec ses amies. Toi, une jeune fille joyeuse, douce, souriante et en même temps, méditative et pudique. Mais, comment, comment faire pour trouver ta vieille maison au 303, Sonny Street ?... 

J'ai pris la rue principale de la ville et, près d’une boutique de jouets, j'ai demandé à une vieille dame où se trouvait cette rue. Elle m'a expliqué quelque chose mais, je n'ai rien compris. Ensuite j'ai demandé à une autre. Et encore ensuite, une autre m'a dit :
- Tu vas en avant, monte par cette rue qui va vers la colline, continue vers le Commissariat de Police, ensuite, tourne à droite et ensuite à gauche. J'ai suivi l'itinéraire qu'elle m'avait montré et à la fin, en demandant aux gens à droite à gauche, je suis arrivé à l’angle d'une très petite rue où j'ai lu : Triq Sonny. Oui, c'était bien la rue que je cherchais !... J'ai compris que Triq en maltais signifiait rue. Quelle émotion ! J'ai fait encore quelques pas en regardant les numéros et je me suis arrêté devant la maison qui portait le numéro 303. 

Dans ma tête passaient milles pensées et questions : Donc, c’était la maison de Nirvana? Je l'avais imaginée autrement. Parce que, même si je ne l'avais jamais vue, je l'avais "construite " depuis longtemps dans mon imagination. Je ne sais pas pourquoi, je la voyais entourée par des hauts murs, avec une grande porte qui donnait dans un jardin où se trouvait une vieille maison. Mais, non, la maison de Nirvana était au bord de la rue. Elle était blanche, rayonnante, avec un joli balcon et des fenêtres en bois neuf … 

Donc, telle était sa maison ?!... Je n’en croyais pas mes yeux. Sortait-elle de cette porte pour aller à l'école ? Marchait-elle sur cet asphalte? Et, ensuite comment faisait-elle, tournait-elle à droite ou bien à gauche, pour rejoindre le bureau de poste d'où elle m'envoyait ses lettres ? Et, puis, qui habitait maintenant dans cette maison ? Savaient-ils où tu étais ?... Je continuais à rester figé devant la porte. Puis je me suis réveillé et j'ai sonné. D'en haut, d’un balcon typique maltais en bois peint couleur verte, une dame a allongé sa tête et a demandé ce que je voulais.
- S'il vous plait, pouvez-vous descendre une minute, madame ? - je lui ai demandé. Après un instant, la porte s’est ouverte et j'ai vu devant moi une femme petite et ronde, joues roses, cheveux ondulés, accompagnée d'une gamine. Elle avait 40 ans peut-être. J'ai expliqué d'où je venais et ce que je cherchais. Bref, un peu de Notre Histoire. La dame, avec un air de peur, n'arrivait pas à cacher sa préoccupation. Je me doutais même qu’elle tremblait. Pourquoi ? Je ne savais pas. Or, je n'avais pas du tout l'air d'un voleur.
- Puis-je entrer chez vous pour deux minutes ? - je lui ai demandé. 

Pendant qu'elle m'expliquait que Nirvana n’habitait plus dans cette maison depuis plusieurs années, qu’elle l'avait acheté cette maison par une agence immobilière, qu’elle ne connaissait aucun de ses ex-résidents, je sentais qu'elle était trop préoccupée et même agitée.
- Madame, s'il vous plait, je peux entrer voir l'intérieur de la maison. Juste un instant ! Vous me comprenez ? C'est une question sentimentale ... Il s'agit d'une histoire, d'un sentiment très fort et long dans le temps. Il y a une histoire au milieu de tout ça et j'ai fait une longue route pour arriver jusqu’ici - j'ai demandé de nouveau. Tout d’un coup, elle m'a demandé comment je m'appelais. Je le lui dis. Lorsqu’elle a su mon nom, elle est devenue plus anxieuse qu'avant. 

- Puis-je entrer une seconde ? - j'ai insisté.
- Entre, entre - répondit-elle avec une voix sèche.

... Finalement elle a été gentille et m'a permis d'entrer. J'ai passé l'entrée et je me suis arrêté dans le séjour. J'ai vu l'intérieur de la maison, avec un regard de quelqu'un qui voulait fixer les images dans sa mémoire, le plus possible. Donc, c’était la maison de Nirvana ? Le couloir, le séjour, les meubles, la cuisine, l'escalier qui menait au premier étage. J'étais ému ! Je croyais que tout autour était resté intact, comme quand tu habitais là. Lorsque tu étais jeune fille. Et, dans chaque angle je voyais ton ombre, ta présence.
Et ensuite, le dialogue : 

- Madame, est-ce qu’il y a un jardin derrière la maison ?
- Oui, il y a un jardin !
- Et il y a des oranges là, n'est pas ?
- Oui, il y en a !... Comment tu sais ça  ?
- Je le sais parce que, justement devant un oranger, Nirvana, avait fait une photo et me l'avait envoyée en Albanie. 

La dame, tenant toujours de la main sa gamine, ne parlait pas. Je voyais que son visage était anxieux et qu'elle voulait que je quitte la maison le plus vite possible. Je lui avais promis, seulement deux minutes. Et, dans ces conditions, j'ai eu à peine le temps de faire deux photos de l'intérieur de la maison et ensuite, je me suis arrêté dans couloir. À droite, sur une grande armoire, j'ai vu une grande photo de Mère Teresa.
- Madame, savez vous que mère Teresa était d'origine albanaise ? - je lui ai dit.
- Dans notre famille, nous adorons beaucoup Mère Teresa - répondit-elle.
- Comme l'adorait aussi Agnès ! - j'ai pensé. Oui, Agnès !...
Et je me suis retourné loin dans mes souvenirs.

                                                            ( suite )

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Published by Simbad - dans Prozë
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commentaires

Haydée 13/05/2008 21:29

What a lovely story Simbad! Always running after the love of your life. Twenty five years friends... A long way...

Simbad 15/05/2008 09:33


Je te remercie Haydée...
Tu es la seule de m'avoir laissée un commentaire sur ce recit
Je t'ambrasse
Simbad