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15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 09:31

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 ( Photo Simbad )     

  Sept nuits à St. Julian's ...

 

( Intermezzo )  

 

2 ***

 

J’ai pris son téléphone portable et j'ai fait le numéro de Nirvana. C’était la deuxième 

                                                    * * * 

… Mais, où se trouvait, Agnès ? Comment pouvais-je la trouver dans une ville que je ne connaissais pas ? Sans doute en demandant où était installée la Mission de Mère Teresa. Et cela, c’était facile, parce que c’était la première fois dans cette ville que les gens voyaient des sœurs, des sœurs de Mère Teresa. J’ai demandé à une femme âgée et elle m’a montré la direction que je devais prendre pour y aller. Et, dans une petite ville, bien sûr, il n’est pas difficile de s’orienter…

La mission de Mère Teresa était installée dans une petite villa, presque au centre ville. Une villa avec une petite cour, des gradins et une porte métallique. Je me suis dirigé vers elle et je suis arrêté devant la porte. J’étais ému ! L’émotion consistait dans le fait que je me trouvais face à une rencontre extraordinaire avec la sœur de Nirvana ! Comment était Agnès ? Est-ce que elle ressemblait à mon amie ? Je l’avais vue seulement sur des photos.

Devant la porte fermée, j’ai mis le doigt sur le bouton et j’ai sonné. Depuis la maison, par l’interphone, j’ai écouté la voix d’une femme.

- Bonjour ! Qu’est ce que vous voulez ?

- Bonjour ! Je voudrais rencontrer Agnès Perri !...

- Vous êtes qui ?

- Je suis un ami de sa sœur

- Attendez une minute, monsieur …

Et j’ai attendu. Apres quelques minutes, j’ai vu s'ouvrir la porte et une fille est sortie en descendent les escaliers, vers la porte métallique. Elle s’approcha et me salua en anglais :

- Bonjour !

- Bonjour ! Je ne parle pas anglais. Parlez-vous la langue italienne ?

- Oui, sans problème…

- Je suis albanais. Je m’appelle Simbad et je suis un ami de votre sœur, Nirvana.

- Ah, c’est toi, Simbad? – répondit elle et m’embrassa comme une sœur. En écoutant mon prénom, son visage couleur brun-mat était devenu plus doux et souriante. Ses yeux noirs aussi.

- Venez, venez, entrez ! – dit-elle très gentiment en me montrant la maison. Je la suivis et nous sommes entrés. Dedans, j’ai vu aussi trois autres sœurs. On a trouvé un coin calme dans une chambre et elle continuait à me regarder en souriant.

- Donc tu es Simbad, celui qui écrivait sans cesse des lettres depuis l’Albanie pour ma sœur Antoinette ?

- Oui, c’est moi !

Elle me regardait sans parler et comme pour moi, je pensais que pour elle aussi cette rencontre était un peu bizarre, incroyable et providentielle.

- Et comment tu sais que je suis en Albanie, à Elbasan ?

- C’était Nirvana qui me l’a dit. J’ai parlé avec elle avant-hier au téléphone …

- Ah, bon ?!

- Oui …

Apres cette présentation, le discours était devenu plus "libre". Je n’en finissais pas de parler, de poser des questions. Comment allait Nirvana, ses enfants. Sa mère et son père. Son frère Pietro. Toute la famille Perri. Je voulais tout savoir :

- Eh, oui, Nirvana est déjà mariée. Elle a trois enfants. Elle habite dans une belle maison et moi, moi je suis ici en Albanie, avec la mission… Tu sais, j’étais petite mais je me souviens de ta correspondance, de tes lettres et aussi une fois, quand tu avais demandé à Nirvana de t’envoyer un magazine de cinéma, c’est vrai ?

- Je suis très heureux de vous rencontrer Agnès ! En plus ça me fait plaisir que vous vous trouviez ici, dans la mission de notre Mère Teresa, une fille du peuple albanais. Tu sais ? Nous tous, nous avons beaucoup souffert. C’était l’holocauste pour tout un peuple. Moi aussi en tant que journaliste, je ne pouvais pas m’exprimer librement et j’ai eu des soucis et des punitions par le régime, aussi à cause de la correspondance que j’ai eue avec ta sœur. Chez nous, c’était interdit d’écrire dans un pays occidental… Tu le sais ?

- Oui, oui, je comprends bien cette situation … Je ne connaissais pas l’Albanie avant mais, maintenait, je crois que je la connais un peu plus. Votre vie a été terriblement dure … répondit–elle.

Et le discours continua. En parlant du passé et du présent de l’Albanie elle m’a dit en souriant :

- Bien sur, je sais aussi que notre Mère Teresa est d’origine albanaise. C’est pour cela que je suis sûre que ce peuple trouvera le courage et les moyens de se sortir de cette situation. Nous sommes venues là pour l’aider …

Tout en discutant le temps passait et je devais partir. Et j’ai lui dit :

- Je dois partir maintenait, Agnès !

- Oui, mais avant, tu vas manger avec nous. Midi est passé et pour nous c’est l’heure du repas. Voila, nous allons faire la prière et après … à table !

En fait, je voulais rester encore avec Agnès. Et c’était pour ce motif que j’ai accepté d’aller avec les sœurs. Là dans une petite pièce, était improvisé un très simple autel, avec une table, une croix en bois et un cadre de Jésus dessous. Je suis resté à côté d’eux, sans bouger et en écoutant en silence leur prière solennelle. Je ne savais faire aucune prière. Après, on a mangé du riz avec de la viande de poulet. J’étais très content d’avoir passé deux heures avec Agnès. Mais, le moment de partir était venu et avant de m’en aller, j’ai donné quelques petits cadeaux pour qu’elle puisse les apporter à Malte, pour Nirvana et ses enfants.

- Attends, moi aussi, je dois te donner quelque chose – dit elle en se précipitant. Peu de temps après, elle est revenue portant dans ses mains deux cadres. Un avec l’image de Marie la vierge et un autre avec le portrait de Jésus.

- Oh, c’est un très beau cadeau pour moi ! Je les garderais dans ma maison – à ce moment j’ai vu les yeux d’Agnès en larmes. Et puis, nous sommes embrassés et je suis sorti dans la rue. Je me sentais un peu troublé et bien sûr ému. Pour moi, c’était une rencontre émouvante et inoubliable ! 

                                                 * * * 

Malheureusement, Agnès eut un destin tragique. Quelques années après cette rencontre, elle est décédée dans un accident automobile en Bulgarie. Ça s’est passé la nuit. Au retour de son travail, de son engagement à aider les pauvres, les drogués, les orphelins. Quand, j’ai su ce drame, j’ai écrit une lettre de condoléance à Nirvana sa sœur et à toute la famille Perri.

Et, voila, je me trouvais maintenant dans sa maison. Mais Agnès n’était pas là. Elle se trouvait ailleurs. Là où je ne pouvais pas la rencontrer. Elle était partie ailleurs. Trop loin de ce monde. Pour toujours. J’ai fumé une cigarette en regardant en haut, à la fenêtre du balcon traditionnel maltais en bois, et j’ai vu apparaître le visage d’Agnès. Tout à coup, il me semblait qu’elle me souriait et me saluait de la main. Moi aussi je l’ai saluée et après, je suis parti en descendant vers le centre ville. Avant de passer la courbe de sa rue, j’ai tourné encore une fois la tête vers sa maison, comme si je voulais garder pour toujours son image vivante et inoubliable. Et j’ai dit : Merci Agnès pour tout que tu as fait pour nous dans ta vie si courte ! Tu étais la meilleure ! Tu vivras pour toujours dans nos cœurs ! Dans mon cœur !... Je te salue Agnès ! Je connais très bien ton étoile dans le ciel ! 

( Fin d’intermezzo ) 


… Si je ne me trompe pas, c’était l’année 1994. Je me trouvais à Kuzbaba, une petite colline qui se trouve en haut du centre de Vlora, ma ville natale en Albanie. De là on voyait un beau panorama : la baie et la mer bleue. Coté gauche, la presqu’île de Karaburun et en face, la petite île de Sazan et encore plus loin, l’horizon de la mer Adriatique. À cent kilomètres de distance, en face de chez nous, se trouvaient les côtes italiennes. J’étais là, à regarder ce paysage avec mon ami italien Giancarlo, qui avait avec lui un téléphone portable. De là haut, il était possible de capter le signal Télécom Italien et ainsi il en a profité pour parler avec sa famille. Après sa conversation téléphonique, il me demanda :

- Tu veux parler avec quelqu’un de l’étranger ?

- Oui, je veux bien parler, avec une amie à Malte !

- Sans problème, tu peux parler … fois que je parlais avec elle. La première fois c’était à Tirana, juste après la chute du communisme. Je me trouvais dans la capitale albanaise et, la première chose que j’ai voulu faire, c’était de lui téléphoner. Je voulais accomplir enfin un geste, un acte qui pour moi était jusqu’à présent interdit et bien sûr aussi, écouter pour la première fois sa voix, après de longues années d’une longue correspondance. Je me sentais flatté car avant, parler au téléphone à l’étranger c’était interdit par le régime. Je suis entré dans une petite cabine téléphonique et je sentais mon cœur qui battait très fort. Et, voila, j’avais cette heureuse occasion de lui parler pour la deuxième fois. A travers les ondes j’ai écouté sa douce voix :

- C’est toi, Simbad ?

- Oui !

- D’où parles-tu ?

- Depuis ma ville, Vlora …

- Tout va bien ?

- Oui, ça va… Mais dis-moi Nirvana, tu viendras un jour en Albanie ?

- Oui, je viendrais, mais seulement quand l’Albanie sera vraiment libre !

- Tu me le promets !

- Oui, je te le promets !

À la suite de cette brève conversation, Nirvana a ajouté :

- Tu sais qu’une de mes sœurs se trouve actuellement en Albanie ? 

- C’est vrai ?

- Oui, elle est avec la mission de Mère Teresa à la ville d’Elbasan.

- Elle s’appelle comment ?

- Agnès … Agnès Perri …

- Oh, quelle belle nouvelle. Je vais la rencontrer ! C’est possible ?

- Oui, bien sûr ! Elle sera très contente ! 

 

                                                 ***
 

… Deux jours après, j’ai pris le train pour rejoindre la ville d’Elbasan. C’était hiver et il faisait très froid. Jusqu’à la ville de Rrogozhine, j’ai fait la route debout. Le train était rempli de monde. Il n’y avait pas de places libres. Les gens circulaient plus librement qu’avant. C’était dur, mais sur leurs visages, je voyais plus d’espoir, plus de vie, plus de joie. Il y avait tout juste deux ans que le régime communiste était tombé et les gens sentaient le vent doux et très cher de la Liberté. Le train - une locomotive diesel tchécoslovaque avec une vingtaine de wagons verts de production chinoise - roulait doucement vers l’Albanie centrale en parcourant les champs désertés des coopératives agricoles d’état, déjà abandonnées par les paysans. C’était triste de penser à ce pays si riche en eau et en terres fertiles et, en même temps, tellement pauvre et ruiné. Hélas ! Le régime et sa fin avaient détruit cruellement aussi la vie d’un peuple Le train roulait et j’avais posé mon front contre la vitre froide de la fenêtre. Je regardais dehors, dans le vide. J’étais tombé dans les souvenirs et mon imagination, que c’était difficile à croire. C’était incroyable ! Comment était-ce possible ? La sœur de Nirvana se trouvait en Albanie et je ne le savais pas ? En plus, elle était venue pour aider les pauvres, les démunis, les rescapés, les gens malades et en difficulté. Je me sentais très ému car, pour moi, cette rencontre c’était presque comme si je rencontrais Nirvana. Mon Dieu ? Les choses avaient-elles tellement changé ? La vie est comme un film, comme un roman. Avant, j’avais peur d’écrire à Nirvana et maintenait, je pouvais librement aller voir une personne venue de l’étranger et, en plus une religieuse, la sœur de ma meilleure amie à Malte. C’était incroyable ! * * *

… Elbasan se situe au centre de l’Albanie. Une ville de 35 mille habitants. Autrefois, dans les années 20, vu sa position géographique, cette ville était destinée à devenir la capitale de l’Albanie. Mais, après, le parlement de l’époque, s’était décidé pour Tirana, une ville plus grande qui se trouve un peu plus au nord et, vite la candidature d’ Elbasan était tombée dans l’oubli. Dans cette région, la religion musulmane est très présente et majoritaire. Les habitants chrétiens sont en minorité et, apparemment, la ville a hérité plus qu’ailleurs dans le pays, une forte conséquence de l’influence de cinq siècles d’occupation ottomane.

Le "cœur" de cette ville avec son ancien quartier le plus peuplé, se trouve à l’intérieur d’une "ceinture" d’anciens murs d’une large forteresse moyenâgeuse. Mais quelle est la réputation de cette ville ? Peut-être, le folklore, les belles chansons populaires d’amour accompagnées des consonances orientales ou, peut-être pour le très bon yogourt et les délicieux gâteaux. Mais en fait, en parlant de ça, il s’agissait d’un lointain passé car le communisme, avait effacé toutes les anciennes traditions et moeurs, y compris les gâteaux et les chansons d’amour. Pour l’idéologie du régime totalitaire, c’était primordial de construire l’homme nouveau. L’homme du travail. C’était pour cela, qu’Elbasan était devenue une ville industrielle. Dans la banlieue de la ville était construit un gigantesque combinat métallurgique chinois. Mais le "progrès" industriel n’avait apporté ni le bonheur ni la prospérité. Au contraire, il avait empoisonné l’air, les arbres et les rivières et les gens, plus pauvres qu’avant, étaient devenu presque tous malades par l’intense pollution ... 


( suite )

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Published by Simbad - dans Prozë
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