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15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 09:23
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(Photo Simbad ) 


            
    Sept nuits à St. Julian's ...

3 ***

- Donc, vous ne savez rien sur où se trouve Nirvana maintenant ? - j'ai demandé pour la dernière fois à la "propriétaire" de la maison numéro 303, Sonny Street, en me réveillant de ces tristes souvenirs sur le fin tragique d’Agnès.

- Non, je ne sais rien ! Tous se sont dispersés sur l'île ! Ils sont allés ailleurs ! - me répondit-t-elle.

Je suis sorti avec le cœur brisé mais, en fait, je ne voulais pas m'en aller. Je voulais rester devant la maison, encore un peu. Et, ensuite, j'ai eu une idée. Pourquoi pas demander ailleurs ?... Peut-être quelqu'un, un voisin, savait où habitait Nirvana. J'ai allumé une cigarette et, je me suis assis sur le trottoir, en face de ta maison. Après un instant, derrière moi, une porte s’est ouverte et j'ai vu sortir un vieil homme.

- Excusez-moi, monsieur, vous savez peut-être où sont allés les membres de la famille Perri ? - je le lui ai demandé gentiment. Le vieux ne parlait ni français, ni italien, mais apparemment il comprenait ma question. Sans me répondre, il est rentré à l'intérieur, peut-être dans un atelier de typographie, en cherchant quelque chose dans des tiroirs et puis il est sorti, portant à la main une photographie.

- Vois-tu celle-ci ? - me dit-il en me montrant la photo - Celle-ci est la dame Perri qui est décédée il y a trois ans. Cet autre est son mari...

Entre eux, sur la photo, j'ai vu une belle fille avec une robe d’épouse. Ce n'était pas toi, j'étais sûr que ce n'était pas toi. Et je lui ai répété la même question :

- Et, Nirvana, où est-elle ?

Sans me répondre, le vieux est rentré et a fermé la porte. Peu après, à coté de moi, j'ai vu passer une dame âgée. Avant d'entrer dans la porte à coté de ta maison, je lui ai demandé si elle savait où tu habitais...

- Nirvana ?... Voilà, tu vois, en face, c’est sa maison ! Mais, actuellement, c’est sa sœur qui y habite !... Tu vas lui demander. Elle le sait bien où se trouve, Nirvana ! - répondit-elle.

Mon Dieu ! Comment était-ce possible ?! La petite femme qui m'a fait entrer dans sa maison, quelques minutes avant, était la sœur de Nirvana ? Elle était ta "petite" sœur, Merry ? Et pourquoi ne m'a-t-elle rien dit ?... Pourquoi !... Pourquoi m'a-t-elle menti en me disant qu’elle ne connaissait personne de ta famille ? Pourquoi n'a-t-elle pas eu le courage de me dire : Oui, je suis la sœur de Nirvana, mais je ne suis pas autorisée à te donner des renseignements ? Pourquoi, Mon Dieu, les gens sont devenus comme ça ? Pourquoi ? Non, ça ne valait pas la peine de lui demander. D’aller chez elle à nouveau. Elle m'avait menti. J'ai compris. Sans aucun doute, dans cette "affaire" il y avait une complicité...

... Un jour après, à dix heures du matin, j'ai rencontré de nouveau Alfred, le maltais. Il voulait m'emmener voir l'ancienne capitale de Malte: Mdina. Pendant le trajet, il m'a expliqué qu'il avait fait ce qui était possible. C'est-à-dire qu’il avait téléphoné à plusieurs numéros sur San-Gwann mais il n'avait pas pu trouver celui de madame Murg que je cherchais. Ensuite, plus tard, sur la route, son téléphone portable a sonné deux fois. J'ai vu que le visage d'Alfred prendre une autre expression. Troublé. Pendant la visite que nous avons faite à Mdina, j'ai vu qu'il n'était pas comme avant. Je le voyais agité, mais je ne comprenais pas pourquoi...

( C’est seulement lorsque je suis retourné en France que j'ai su la vérité sur cette agitation. Car, une semaine plus tard Alfred m'a écrit un e-mail sur internet. Il avait trouvé ton numéro de téléphone et t'avait dit que j'étais là et je cherchais à te rencontrer. Il m'a raconté que, pendant que nous étions en route vers Mdina, c'était toi qui avais téléphoné deux fois en lui disant de ne pas m’emmener chez toi. Mais, il ne m'a donné aucun détail sur ce que tu lui avais dit. Tu l'as menacé, peut-être ? Je ne sais pas, mais depuis ce jour, depuis mon troisième jour à Malte, je n'ai plus jamais vu Alfred. Il a disparu et m'a laissé seul. Pourquoi ? Il avait peur de quelque chose ?! Je ne voulais pas me mêler de ce "cercle" qui ne me concernait pas - m'écrivait-il. Ainsi, il m'a écrit pour la dernière fois, en me donnant l'Adieu pour toujours. Était-ce une bonne décision ? Il s'agissait d'un homme "courageux" ? Était-ce le bon choix ? Je ne sais pas ! Vraiment étranges ces maltais ! )

Donc, après l'abandon de l'unique personne que je connaissais là, je me suis retrouvé seul dans cette île. Seul et désespéré. Alors, j'ai pensé et j'ai décidé de te chercher tout seul, sans demander l'aide de personne. Mais par où je devais continuer ? Peut-être par la ville de Msida. J'avais d’ailleurs ton ancienne adresse : The Beaulieu. M. Bella Street. Je savais que tu avais habité là, il y a longtemps. Peut-être que ceux qui habitent là maintenant se souvenaient de toi, gardaient des contacts, savaient où était Nirvana - c'est à ça que je pensais en prenant la route pour trouver ton ancienne maison.

J'ai pris l'autobus et je me suis arrêté dans cette petite ville, qui se trouvait juste dix kilomètres loin de St. Julian’s. Ce jour là il pleuvait, le ciel était gris et la mer avait perdu sa couleur bleue. La petite ville avait un air très triste et désert. Dans un croisement, j'ai demandé à une femme en uniforme de police, mais elle m'a dit qu’elle n'avait jamais entendu le nom de cette rue M. Beaulieu Street. Ne te déçois pas, continue à la chercher ! – me suis-je dit, en me donnant un peu de courage et espoir.

Ensuite, j'ai rencontré un jeune garçon lequel, heureusement, habitait justement dans cette rue. En marchant avec lui, après quelques minutes, on est arrivé devant ton ancienne maison. En haut, sur le mur, j'ai vu une plaque en céramique portant le nom The Beaulieu. Bizarre ! Le nom de ta maison était toujours là, à droite, de l'escalier. Je suis monté sur une véranda et j’ai sonné. Personne n'a pas répondu. Le jeune qui avait accompli son "devoir" est parti en me saluant gentiment. Et, moi, je lui dis :

- De toute façon, j'attends un petit peu ! Qui sait ? Le propriétaire de cette maison arrivera peut-être.

Et ça s’est passé comme je l'avais prévu : après cinq minutes, un tout-terrain s’est arrêté en face de la maison. Une belle dame accompagnée d'un homme, peut-être son mari, sont descendus et se sont dirigés vers l'entrée de Beaulieu. Je les ai salué et puis, je me suis présenté et j'ai demandé gentiment, s'ils savaient quelque chose sur toi.

- Entre, entre ! - m'a invité la dame avec un beau sourire, elle avait un accent et un air plutôt anglaise que maltaise, en ajoutant : 

- Donc, tu cherches Nirvana ?... Mais elle n’habite plus ici. Ils nous ont vendu la maison, plusieurs années auparavant et, nous l'avons achetée. Tu connais Eduard, son mari ? ... C'est un homme gentil !...

- Non, madame ! De visage je ne connais personne ! C’est exactement pour ça que je suis venu à Malte. Pour les rencontrer. Vous savez où ils habitent maintenant, peut-être ? ...

- Ah, désolé, je ne sais pas ! - répondit la dame - Mais, de toute façon, je vais voir. Attends un peu ! Jusqu'il y a quelque temps, j'avais leur adresse et aussi leur numéro de téléphone. Je l'avais écrit sur un vieux répertoire que maintenant je ne l'utilise plus...

- Si tu arrives à le trouver, je te serais très reconnaissant ! - répondis-je avec l'espoir que cette fois c'était la bonne.

La dame s’est éloignée un peu, en cherchant dans une bibliothèque sur le côté et ensuite, portant un vieux répertoire en main, a commencé à le feuilleter, et tout d’un coup m'a dit :

- T'as de la chance ! Voilà, tu vois ? Je vois ici le numéro de téléphone de Nirvana et même son adresse. Espérons qu'ils n’en ont pas changé...

Elle a pris le combiné du téléphone et t'a appelée. Assise devant moi, sur une chaise de paille, avec une douce voix et un beau sourire sur le visage. Tu étais chez toi. Elle t'a dit quelques mots en maltais et ensuite elle m'a passé l'écouteur. Et là, après un instant, j'ai senti ta voix. C'était toi ! Et, tout à coup, je me suis figé en écoutant tes mots et ta voix. Tu parlais en exprimant un état d'esprit nerveux, colérique, cynique, impitoyable !

Ce n'était pas une voix, mais une explosion de rage. Rage de Zeus. C'était toi et, en même temps, une personne que je ne connaissais pas. Imagine ! C'était le premier contact avec toi. Un contact à distance. Hélas, brutal et inattendu ! C'était la voix d'une personne, pour laquelle je me trouvais à Malte, dans cette petite île qui pour moi était comme un beau rêve ! Là, où habitait une fille que j'ai tant aimée et, maintenant, une femme que j'imaginais agréable, douce et accessible. Presque un ange !

Quelle grande désillusion !

Je n’en croyais pas mes oreilles. Vraiment, était-toi dans l'écouteur téléphonique ? Toi, avec ce "fleuve" de mots amers et brutaux qui sortait de ta bouche ? Et, tout d’un coup, je me suis dit : Ce n'est pas Nirvana ! Ce n'est pas possible, que tu te comportes ainsi : comme si j'étais un homme inconnu ou pire encore : un délinquant. Comme si j'étais ton ennemi juré. Je me sentais comme frappé par la foudre ! Tu te rappelles ? Tu parlais et tu écoutais sans t'interrompre. Et, à la fin, je t'avais dit seulement deux mots :

- Pourquoi, Nirvana, tu me parles comme ça ? ... Je ne t'ai fait aucun mal...

En raccrochant le téléphone, je ne sais pas comment j'ai trouvé le temps d’écrire, sur un morceau de papier, ton numéro de téléphone et ton adresse. ( Au moins de ce voyage, je n'étais pas complètement perdant. J'avais gagné quelque chose : tes coordonnées. Ensuite, en remerciant les maîtres de maison, je suis sorti hors de Beaulieu. J’ai marché devant moi, dans une rue vide, avec un regard flou et perdu. Je me sentais comme si le ciel m’était tombé sur la tête ! Je me sentais écrasé, démobilisé, sans forces et, en même temps, très humilié et offensé.

Pourquoi ?... Pourquoi ?... Je ne méritais pas cette fin d’histoire. Cette réaction inattendue, si agressive et offensive. Non, c'était trop ! Je ne réussissais pas à le croire ! Cette femme, était vraiment Nirvana ou quelqu'un d’autre ? Où m’étais-je trompé ? C'était vraiment pour elle, que j'avais fait un voyage si long ? C'était elle mon amour de jeunesse ? La fille de mes lettres ? Et aussi de tes lettres, si sincères et pleines de sentiments tendres ?

Hélas, oui ! C'était toi !...

Et ça, c'était aussi la fin d'un rêve !

… Encore maintenant, alors que je t'écris ces lignes, je n’arrive pas à comprendre pourquoi, tu as été si brutale, tellement alarmée et prise de panique ? Pourquoi, as-tu eu peur et pourquoi, as-tu été extrêmement agitée et anxieuse ? Du fait que je me trouvais à Malte ? Et, pourquoi cette inquiétude a disparu suite à mon départ de l'île ? Parce que tu n'as pas voulu être là, absolument pas ? Tu trouvais ça dangereux ? Et pour quelle raison ? Et puis, d’où venait cette rage, cette haine cachée en fond de toi, dans ton âme ? Haine, envie de vengeance, réaction causée par le fait que tu étais déjà mariée et moi je venais à te déranger ? Tu avais peur de ton mari ? C’est un homme aveuglement jaloux ? Non ? Alors, pourquoi ? ... Tu répondras à mes questions calmement, peut-être : Non, ce n'est rien de tout ce que tu me dis ! C'est simplement le fait que je n’ai pas voulu et je ne veux pas te rencontrer ! Je ne veux pas et ça suffit ! Je ne veux plus jamais entendre parler de toi. Je m’en fous de ton existence ! D'accord ?

- Mais, pourquoi ? - je te demande - Parce que, maintenant tu as une autre vie ? Parce qu’il n'est pas possible d'avoir un ami en tant que mariée ? Mais, avoir un ami, ce n'est pas un adultère, Nirvana !

En lisant ces lignes, tu peux dire tous ce que tu veux. Surtout te justifier avec des négations sans arguments. C'est plus facile ! Cependant, Nirvana, tu dois savoir que : ce n'est pas humain d'agir comme ça. Ce n'est pas juste, ce n'est pas civil, ce n'est pas gentil. Elle n'est pas même conforme à ta religion. Tu te souviens ? Anne, ta sœur, elle a donné sa vie pour sauver les autres. Pourquoi ? Parce qu’elle aimait les gens. Et toi ? Tu aimes les gens ou bien tu sens de la haine contre eux ou c'est seulement ta vie privée qui t'intéresse ? Seulement ton existence, ton égoïsme ? ).

Ensuite, en posant ce genre de raisonnement, me sont revenus en tête tes mots pendant que tu me parlais au téléphone, exactement ceux-là :

a) je ne veux pas te voir b) tu as violé ma vie privée c) les choses que tu fais c’est du harcèlement... Tu as presque dit aussi : maintenant, je vais tout de suite au tribunal pour y déposer une plainte contre toi. Alors, écoute, je vais te parler, je vais t’expliquer. Pour le premier point je suis "d'accord". En fait, c'est toi qui décides si tu veux ou ne veux pas voir ou rencontrer une personne. Pour la seconde question, c'est totalement faux. Qu'appelles-tu violation de la vie privée ? Parce que je t'avais envoyé deux ou trois courriers à l’ancienne adresse de Sliema ? Parce que je t'avais envoyé de temps en temps des cartes de vœux, pour toi et ta famille, à l'occasion des fêtes de Noël et Nouvel An ? Parce que je t'avais informé gentiment, par courrier, sur moi et ma vie ?

Tu, t'en fous de celles-là ? OK ! Cependant, excuse-moi, toujours j'ai pensé avoir à faire avec une personne cultivée et éduquée, émancipée et gentille. Et, enfin, tu m'as accusé de harcèlement. Mon Dieu, tu as dit ça ? Harcèlement ?! Tu considères harcèlement, le fait qu’un ami à moi t'avait téléphoné pour te dire que je me trouvais à Malte ? Et que je voulais te rencontrer ? Tu sais que j’étais obligé de faire ça car, je n'avais aucune de tes coordonnées et lui, l’ami Alfred, c’était le seul qui pouvait m’aider pour mes recherches ? ...

Non, non !

Tu te trompes, ceci n'était pas du harcèlement !...

… Il restait encore quatre jours avant de prendre l'avion, pour m’en aller de là, partir, abandonner Malte. Alors que je voulais partir à l'instant. Il n’y avait aucun sens de rester plus longtemps. Alors, très vite, j'ai cherché à changer de vol et à partir avant, même ce jour là. Mais, c'était impossible ! Je me sentais vraiment mal. Qu’est-ce que je pouvais faire dans cette île à laquelle me tenait liés seulement ton souvenir et toi ?...

Ce jour là, c’était lundi et je devais attendre jusqu’à jeudi pour prendre le vol du retour en France. Des jours très longs ! Mais surtout, des nuits sans fin. Des nuits passées devant la mer à St. Julian's. Dans un bar. Justement en face de mon hôtel Miramare. Là, j’ai passé des heures et des heures, assis sur un banc a côté d’une église, éclairée d'une lumière jaune, couleur d'or. Je regardais les gens autour de moi. J’écoutais leur langue. C'était étrange ! Parfois il me semblait que je me trouvais dans un pays arabe, parfois dans une île de Grèce, parfois dans la campagne, au sud de l'Italie...

Le jour suivant, finalement, j'ai décidé de me sortir de cette atmosphère de deuil. Pourquoi pas ne pas "découvrir" ton île et m'éloigner un peu de ces mauvaises idées ? Cette île qui, pendant les sept nuits que j'avais passées à St. Julian's, faisait partie de ma déception que tu avais provoquée. Cette île qui me donnait d'ailleurs un étrange sentiment. Quoi ? De temps en temps, il me semblait que l'île pouvait couler d'un instant à l'autre là, dessous, dans les abîmes de la mer. Sincèrement, cette mer qui m'entourait partout et se perdait dans un horizon sans fin et aussi, l'idée d'être un solitaire sur des rochers comme Robinson Crusoë - un solitaire sur l'île, me donnait un profond sentiment d'anxiété. Tout, autour de moi, me semblait extrêmement fragile et provisoire. Tellement fragile qu’il suffisait un faible tremblement de terre pour disparaître en un rien de temps. C'était un sentiment étrange mais vrai...

Je regardais autour de moi. La terre de l'île était sèche et sans trace de vert. Une plate surface. Lopins de terrain pleins de murs secs, cailloux et figues d'Inde. Des belles structures touristiques, mais à l'intérieur du pays, tout était dans un état lamentable. Terres abandonnées. Une agriculture inexistante. Manquaient même les oliviers. Bizarre, non ? Comment est-ce possible, dans un pays méditerranéen, que ne soient pas cultivés les oliviers ? Cet arbre de Bien-être et de Paix ? Et ensuite, cette côte rocheuse, tant difficile pour les baigneurs. Parler de tourisme et des gens qui la gèrent ? Les touristes que j’avais contactés avaient l'air mécontents. Sur l’île manquait la gentillesse. Et ensuite, Valeta, la capitale maltaise où la propreté laissait trop à désirer.

Dans la capitale, j'ai connu deux maltais qui m'ont parlé de la vie chez vous, organisée généralement en clans familiaux comme dans l'île voisine, la Sicile. Ils m’ont raconté que, presque tout ce que l'île consommait arrivait, importé de la terre la plus proche : l'Italie, y compris même le mode de vie, la mentalité, la gestion du commerce et la... loi du silence. Ils m'avaient confessé aussi le rôle et l'importance de l'église dans la vie de ce pays. Sur la crise de l'identité nationale et d'un racisme qui croissait de plus en plus. Dommage, que ces choses se passent dans un pays qui, maintenant, fait partie de l’Europe Unie. Dommage pour un pays où les gens adorent si profondément l'église, Vierge Marie et Jésus Christ !...

L'unique chose que j'ai beaucoup aimée était ta ville natale, Sliema. Chaque après-midi je me promenais dans son "lungomare". Des beaux panoramas et d’excellents hôtels touristiques ! Je regardais souvent la plage rocheuse de Sliema et, je me forçais à t'imaginer, lorsque tu venais là pendant l'été, pour te baigner. Entre temps, il me semblait étrange que depuis cette côte, une nuit, des années et des années auparavant, tu m’aies envoyé un cher embrassement par les vagues de la mer qui rejoignent aussi les côtes de ma ville natale. Tu te rappelles cette nuit ?

Mais, hélas, à l’époque c’était un autre temps.

Autres sentiments.

C’était une autre Nirvana ! ...

                                                     ( suite )

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Published by Simbad - dans Prozë
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